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La chapelle Saint Bernard a 50 ans !

Déc 08, 19
alain
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A l’occasion de ses 50 ans,

Aperçu de l’histoire de la Chapelle

Origine

La chapelle Saint-Bernard de Montparnasse a ouvert ses portes le 1er septembre 1969, premier lieu de culte ouvert dans l’enceinte d’une gare parisienne. Elle fut nommée ainsi en reconnaissance de la persévérance d’un laïc, Victor Bucaille, conseiller de Paris engagé dès 1955 dans la reconstruction de l’ensemble Maine-Montparnasse, qui se démena pendant plus de 10 années pour faire advenir cette chapelle et dont le fils Bernard était décédé quelques temps avant son achèvement.

Saint-Bernard n’avait pas pour seule mission d’être un espace chrétien d’accueil et de prière pour les gens de passage. Mgr Marty, archevêque de Paris, lui avait demandé d’être un lieu de mise en œuvre des orientations du Concile Vatican 2. Jusqu’au début des années 2000 la chapelle a eu une organisation particulière : la responsabilité en était assurée par un Conseil élu de laïcs et un « prêtre accompagnateur » nommé par l’archevêché (sur proposition de trois noms par le Conseil). Le premier prêtre accompagnateur, Bernard Feillet, a apporté une contribution décisive aux débuts de la communauté Saint Bernard dans la voie tracée par Mgr Marty., Il se trouve qu’il vient de décéder début décembre 2019, juste 50 ans après.

Un lieu d’ouverture et de créativité

Si ce lieu est devenu ce qu’il est aujourd’hui c’est essentiellement par les apports de ceux qui ont y été accueillis, avec leurs questions, leurs sensibilités, leurs recherches et leurs différences.

Saint-Bernard a accueilli des artistes – nous sommes rive gauche – qui ont contribué à la décoration de cette chapelle (en particulier Pierre de Grauw qui a sculpté son mobilier), des poètes et des musiciens qui ont favorisé la qualité dans les célébrations.

Presque chaque week-end des concerts y ont été donnés par des amateurs ou des professionnels ; des groupes tels que « Les amis de Wilhelm Fürtwangler » s’y réunissaient,

Saint-Bernard a accueilli aussi des philosophes, des théologiens, des exégètes, des écrivains ,qui ont contribué à alimenter la réflexion et la recherche de Dieu à l’épreuve de l’athéisme contemporain. Plusieurs des aumôniers ou chapelains de Saint Bernard étaient largement connus pour leurs contributions théologiques et spirituelles. De 1981 à 2012, Maurice Bellet et Jean-Marie Martin y tenaient un séminaire tous les 15 jours. Joseph Moingt, Paul Valadier, Marie Balmary, Axel Jahn, Jean-Baptiste de Foucauld, Jean-Marie Petitclerc, Sylvie Germain, Jacques Musset, pour n’en citer que quelques-uns, y ont donné des conférences. Les « Amis de Jean Sullivan » s’y sont réunis pendant des années. Récemment un texte élaboré par un groupe de travail de Saint Bernard (« Pour une évolution du langage de la foi ») a retenu l’attention de la Conférence des évêques de France.

Mais Saint Bernard a été aussi un lieu d’accueil des gens de la rue, des personnes en attente d’un train, en recherche d’un lieu pour dormir, … La chapelle a accueilli en 1975 les prostituées en révolte lorsqu’elles “ont pris la parole” et a aussi abrité une grève de la faim d’immigrés en attente de papiers officiels. Pendant plusieurs années St. Bernard a été le lieu de réunion d’un groupe “David et Jonathan”, mouvement homosexuel chrétien et un groupe SNC (Solidarités nouvelles contre le chômage)

Mais surtout Saint-Bernard rassemblait des femmes et des hommes, porteurs d’interrogations sur leur foi – questionnements surgis souvent d’un engagement chrétien très fort remis en cause par des évènements personnels, professionnels ou familiaux – mais porteurs aussi d’un souci de coresponsabilité au service de la pastorale : travailleurs, chômeurs, retraités, hommes et femmes, mais aussi prêtres, religieuses ou religieux, engagés par ailleurs, mais qui appréciaient ce lieu en retrait et, en retour, qui lui apportaient un regard extérieur et aussi des contributions en matière de liturgie ou d’animation. On peut citer parmi beaucoup Charles Barrelier, Edmond Vandermeersch sj, Michel Grolleau, Xavier Lerolle, Jean-Claude Huvé sj.. En pratique il y avait le public des dimanches et des soirées qui se ressourçait dans l’amitié et la prière à la messe de 11 heures le dimanche (liturgies de style « St Bernard ») ou en soirée ou le samedi (conférences, groupes d’échanges, travail sur l’intelligence de la foi, notamment Evangile et Actualité lancé avec Gabriel Ringlet il y a 15 ans…) et le public de semaine (gens de passage, parfois de la rue, travailleurs du quartier) à qui étaient proposés accueil permanent, messes et groupes d’échanges ou de réflexion, ou simplement un lieu où se recueillir, à la frontière de l’agitation extérieure.

En 2001 les statuts de la chapelle ont été modifiés avec le diocèse pour être plus en harmonie avec l’air du temps : le prêtre n’était plus accompagnateur mais responsable en dernier ressort après avis du Conseil.

En 2013 la chapelle Saint Bernard a été désignée comme point d’attache de la communauté Sant’Egidio à Paris. Il y a donc eu à partir de ce moment deux communautés dans le cadre de la chapelle. La synergie qui avait été espérée n’a pas vraiment fonctionné. On en était dans des tentatives pour stabiliser un nouveau mode de fonctionnement multipolaire lorsqu’une nouvelle radicale est tombée en juin 2018  : la chapelle devait être fermée. D’abord pour des travaux dans la gare qui n’étaient que temporaires ; puis il s’est révélé que la chapelle ne respectait pas les normes actuelles de sécurité. De gros travaux doivent être entrepris et la réouverture n’interviendra pas avant septembre 2020 au mieux.

Alors est-ce un coup d’arrêt ou l’occasion d’un rebond ?

Sur les 50 ans passés on peut dire que le projet initial de Saint Bernard a bien fonctionné pendant 30 ans ; il a fait vivre l’esprit de Vatican 2 et il a attiré des chrétiens en recherche « d’autre chose » sur tout Paris et la banlieue Sud. Depuis 20 ans elle a plutôt essayé de survivre dans un cadre qui n’était plus porteur ; il est difficile de faire la part entre un possible désintérêt des nouvelles générations pour l’approche qui y est pratiquée et le fait que cette approche était loin des orientations de l’Eglise de Paris. La communauté St Bernard s’est très peu renouvelée, elle est vieillissante ; son rayonnement a progressivement diminué.

Pourtant l’Eglise bouge, même si on n’en perçoit encore que des signaux faibles, et l’Esprit est à l’œuvre en nous comme en d’autres ! Alors on se prend à rêver d’un nouveau projet qui ne serait pas uniquement celui de Saint Bernard mais pourrait être celui d’un réseau de plusieurs lieux dans Paris : par exemple, être une porte ouverte pour la « diaspora chrétienne » de Paris, ceux qui ne sont plus dans les églises paroissiales classiques pour des raisons très diverses, mais qui gardent une flamme de foi encore allumée en eux. Les membres de Saint Bernard, porteurs d’une expérience riche, pourraient s’investir dans la l’élaboration et la mise en œuvre d’un tel projet, qui n’implique pas, bien sûr, de renoncer aux fonctions d’accueil et d’animation locales sur le site de la gare Montparnasse.

Aumôniers ou chapelains

2013-….. _ Jérôme Thuault , avec Pierre Géry à partir de 2014 pour l’accompagnement de la communauté St Bernard
2006-2013 _ Michel Cerles
2001-2006 _ Louis Valentin
1998-2000 _ Antoine Delzant (+ 2013)
1994-1998 _ Guy Lafont
1988-1994 _ Jacques Legoédec (+ 2007)
1980-1988 _ Jean Rogues (+2018)
1977-1980 _ Marie-Jean Mossant (+1994)
1977-1977 _ Pierre Talec (+2016)
1969-1977 _ Bernard Feillet (+2019)

Coordinateurs (du plus récent au plus ancien)

  • Georges Marin
  • Maja Siemek
  • Michel Donzel
  • Jean Gauvin
  • Sylvie Coisne
  • Marie-Hélène Peyrache
  • Christian Lesrel
  • Alain Lockart
  • Paul Reynaud
  • M-Pierre Corrèze
  • Albert Juillet
  • Marie-Agnès Bourdeau
  • Jean-François Pernot
  • Michaëlle de Cock
  • Jean-Luc Maxence
  • Edith Bernard
  • Jacques Lejeune
  • Henri-Jacques Stiker

 

4ème dimanche de l’Avent : Dieu entre dans notre maison …

Déc 29, 17
alain
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Quatrième dimanche de l’Avent

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

 Mot d’accueil

Bonjour ( bonsoir). Vous êtes tous accueillis en ce 4e Dimanche de l’Avent.

L’Évangile de ce jour nous parle d’une rencontre inattendue. L’ange Gabriel rentre dans la maison de Marie qui,  surprise, voire bouleversée, l’accueille car elle reconnaît l’action de Dieu  dans cette visite.

Que cet accueil de Marie nous fasse réfléchir le long de cette célébration, nous rappelant notre fil conducteur de l’Avent : le devoir d’hospitalité, agrandir l’espace de notre maison, représenté dans notre crèche évolutive.

Vous êtes invités à la regarder  de près, avant de quitter la chapelle et invités  à lire le texte qui l’accompagne.

Nous allumons la quatrième bougie de la couronne de l’avent. Lanterne, symbole de l’hospitalité.

Texte de réflexion

À quoi bon la douce lueur de la crèche

          Si chez nous, nous sommes indisponibles à celles et ceux que nous prétendons aimer ?

          Si, à deux pas de chez nous, les banlieues s’embrasent, les sans-abris meurent de froid ?

          Si, à des milliers de kilomètres de chez nous, des peuples s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la misère, sous les coups de boutoirs aveugles de la mondialisation.

          Il nous faut, pour devenir « Sentinelles de Noël », accepter de vivre la féconde tension entre prière et action, intériorité et engagement, lutte et contemplation.

          Car pour venir naître en ce monde, Dieu a besoin de nos cœurs et de nos mains. C’est à nous de transformer ce monde, pour qu’il devienne la crèche de sa Divine Présence.

          Oui, l’Avent nous convie à la lutte, au combat, humain et spirituel – en nous et autour de nous – afin de rendre cette terre « divinement habitable » !

          Notre tâche de pèlerins en marche vers la Nativité est d’essayer d’offrir un peu de paille chaude, en nous et autour de nous, à la divine Promesse.

          Demandons-nous ce que nous faisons du don de la foi, cette force tellurique de l’amour qui nous sortira de nous-mêmes pour nous projeter vers toutes ces « périphéries » où l’homme attend que nous lui tendions la main et le cœur.

Bertrand  REVILLION, diacre permanent, journaliste et écrivain.

Prière universelle

R/ Viens Seigneur, viens nous sauver !

 -« Marie a trouvé grâce auprès de Dieu ». Seigneur, nous te confions toutes les femmes enceintes. Qu’elles puissent se réjouir de leur grossesse à l’image de Marie et d’Elisabeth.

 -R/ Viens Seigneur, viens nous sauver !

 -«L’Esprit Saint viendra sur Marie et la prendra sous son ombre ». Seigneur, nous te confions les femmes à bout de courage,  abusées, battues, blessées, désespérées.

R/ Viens Seigneur, viens nous sauver !

Par l’ange Gabriel, Dieu rentre dans la maison de Marie. Seigneur, fais que  chacun se sente accueilli, avec ses différences, quand il rentre dans une église, que chacun participe ainsi à la vie quotidienne, à la préparation, au déroulement des célébrations,  en toute confiance. Que nos églises soient des lieux ouverts à la rencontre, à l’hospitalité.

Dimanche 17 décembre – L’Avent, temps des lentes maturations

Déc 18, 17
alain
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Troisième dimanche de l’Avent

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

Texte de réflexion

La première manière d’apprendre à veiller, c’est de retrouver le sens de l’attente !

Oui, vivre l’Avent,

c’est oser vivre enfin le temps des lentes maturations, des fécondes gestations,

c’est réapprendre à marcher, pas à pas, vers notre humanité,

c’est briser l’enchaînement frénétique du temps trop vide parce que trop plein,

c’est faire, en soi, au plus intime de son mystère d’homme, de la place à l’avènement de l’Inattendu.

Bertrand  REVILLION, diacre permanent, journaliste et écrivain

Mot d’accueil

Bonjour (bonsoir) à vous tous. Vous êtes joyeusement accueillis en cette célébration du 3e Dimanche de l’Avent,  Dimanche de Joie, les textes nous le répètent : « réjouissez –vous ».

Redécouvrons les sources de la vraie joie, dans l’expérience intime comme dans le service des autres.

Rappelons-nous le fil conducteur de l’Avent que nous avons choisi de représenter  dans la crèche évolutive de cette année : le devoir d’hospitalité ; Agrandis l’espace de ta tente.

 Cette semaine, l’accueil à notre table comme nous allons le chanter en chant d’envoi : «  laisserons-nous à notre table un peu de place à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra un peu de pain et d’amitié ? »

Nous allumons la lanterne, symbole de l’hospitalité dans notre couronne de l’Avent.

Prière universelle

Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi.

La joie est signe de ton Royaume à venir.  Seigneur, donne-nous la grâce d’être optimistes et de vivre joyeusement notre existence.

 Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi.

La fraternité universelle est un signe de ton Royaume à venir.  A l’approche de Noël,  aide-nous à nous montrer solidaires de ceux qui se sentent tristes et nostalgiques, loin de leurs familles, dans la solitude.

 Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi.

Envoie, Seigneur ton esprit de lumière sur notre nouvel archevêque, soutiens-le dans sa mission. Nous te rendons grâce pour les années de ministère de son prédécesseur.

Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi.

Dimanche 3 décembre – 1er dimanche de l’Avent

Déc 03, 17
alain
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Premier dimanche de l’Avent

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

Texte de réflexion

Nous rentrons dans une période heureuse, un temps de veille : l’Avent.

Pendant les quatre dimanches avant Noël nous sommes invités à réfléchir sur le devoir d’hospitalité.

Marie va offrir l’hospitalité de son corps à l’enfant Jésus.

Joseph, rassuré par l’ange, va abriter en toute confiance ce fils adoptif.

L’étable et sa paille vont offrir un hébergement  d’urgence   à cette famille si démunie.

Le pays d’Egypte donnera l’hospitalité au couple d’exilés avec enfant.

Quant à nous,  Dieu le Père nous invite à lui offrir l’hospitalité à notre tour. Quand nous accueillons notre prochain, c’est  lui que nous accueillons.

Sommes-nous prêts à offrir l’hospitalité en toute confiance à l’enfant Dieu ?

Quatre dimanches pour nous préparer à élargir l’espace de notre maison, de nos cœurs.

Que notre veille active porte du fruit.

Prière universelle

 R/ Sur la terre des hommes, fais briller, Seigneur, ton amour !

-Seigneur, veille avec amour sur tous ceux qui attendent dans la joie ou dans l’angoisse la venue d’un enfant. Sur ceux qui espèrent l’enfant qui ne vient pas.

R/ Sur la terre des hommes, fais briller, Seigneur, ton amour !

-Seigneur, veille avec amour    sur tous ceux dont l’attente est vitale : malades, chômeurs, solitaires sans amour ni amitié.

R/ Sur la terre des hommes, fais briller, Seigneur, ton amour !

-Seigneur, veille avec amour     sur notre communauté, que malgré ses difficultés elle ait un regard d’espérance et témoigne de la force de la prière.

R/ Sur la terre des hommes, fais briller, Seigneur, ton amour !

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