Category Archives: Liturgie

Dimanche 2 décembre – 1er dimanche de l’Avent

Déc 04, 18
alain
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Dimanche 2 décembre 2018 – 1er dimanche de l’Avent.

Messe célébrée au 110 rue de Vaugirard

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

Mot d’accueil

Vous êtes tous bienvenus.

          Dimanche 2 décembre, nous entrons dans le temps de l’avent. Nous sommes réunis pour célébrer une « promesse de bonheur » nous dit le prophète Jérémie ( et notre amie Odile Hornik nous l’explique dans le mot d’accueil qu’elle a écrit pour cette célébration en 2012, voir ci-dessous)

          Belle promesse de bonheur à annoncer haut et fort. Au milieu des conditions difficiles de notre réalité à chacun, laissons cette Parole s’épanouir en nous et transformer nos cœurs, pour nous préparer à Noël,  en nous sentant héritiers de cette promesse en tant que fils et filles de Dieu notre Père et Mère.

          En allumant la première bougie de la couronne de l’avent, que le désir de la venue du Sauveur se réveille en nous.

Texte de méditation

« Debout devant le Fils de l’homme »

           Le monde est sombre, le monde est triste, la peur fait partie de la condition humaine : l’Evangile d’aujourd’hui nous le rappelle. Mais, mes amis, sommes-nous rassemblés ce matin pour faire un tel constat de désespoir et nous laisser aller à l’abandon ?

          Non ! Nous sommes ici pour célébrer une « promesse de bonheur », nous dit Jérémie. Un événement vient, le plus extraordinaire, le plus émouvant, le plus heureux qu’il nous sera donné de vivre : Dieu se révèle, Dieu se donne un visage, Dieu nous ressemble ! Cet enfant que nous allons porter pendant quatre semaines, que nous portons tous, qui que nous soyons, nous ne lui avons pas donné la vie, c’est lui qui nous la donne, pour vivre, espérer, croire maintenant, aujourd’hui et pour l’éternité. Nous sommes bien les acteurs choisis pour faire advenir et croître au jour le jour, l’amour de nos frères et sœurs et le meilleur du monde.

          Dans cette chapelle consacrée à Saint Bernard, imprégnons-nous de ce qu’il écrivit il y a 1000 ans déjà :

« L’amour ne veut pas d’autres fruits que lui-même. Son vrai fruit c’est d’être ».

 Odile Hornik, mot d’accueil pour le 1er Dimanche de l’Avent 2012

PRIÈRE UNIVERSELLE

R/ Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

-La promesse du droit et de la justice faite à Jérémie est toujours à recevoir et à mettre en œuvre. Nous connaisons l’immense besoin de droit et de justice de notre monde. Que, avec la force de ton amour, Seigneur, nous nous engagieons en actions concrètes.

R/Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

-En ce mois de décembre, le pape François nous invite à prier avec les personnes engagées au service de l’intelligence de la foi, qu’elles trouvent un langage pour aujourd’hui dans le dialogue entre  les cultures.

R/Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

-En cette période hivernale,  nous te confions, Seigneur, les personnes qui dorment dans la rue,  celles qui ne mangent pas à leur faim, celles qui ne peuvent pas se soigner, celles qui s’inquiètent pour l’avenir, celles qui n’arrivent plus à faire confiance. Sois pour elles la lumière, Seigneur.

R/Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

L’Avent : savoir attendre

Déc 02, 18
jerome
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Méditation de frère Aloïs, prieur de Taizé

Et si le temps de l’Avent venait renouveler l’espérance en nous ? Non pas un optimisme facile qui ferme les yeux sur la réalité, mais cette espérance forte qui jette l’ancre en Dieu et qui permet de vivre pleinement dans l’aujourd’hui.

L’année chrétienne commence par l’Avent, le temps de l’attente. Pourquoi ? Pour nous révéler à nous-mêmes l’aspiration qui nous habite et pour la creuser : le désir d’un absolu, vers lequel chacun tend de tout son être, corps, âme, intelligence, la soif d’amour qui brûle en chacun, du nourrisson jusqu’à la personne âgée, et que même l’intimité humaine la plus grande ne peut pas entièrement apaiser.

Cette attente, nous la ressentons souvent comme un manque ou un vide difficile à assumer. Mais loin d’être une anomalie, elle fait partie de notre personne. Elle est un don, elle nous conduit à nous ouvrir nous-mêmes, elle oriente toute notre personne vers Dieu.

Osons croire que le vide peut être habité par Dieu et que déjà nous pouvons vivre l’attente avec joie. Saint Augustin nous y aide quand il écrit : « Toute la vie du chrétien est un saint désir. Dieu, en faisant attendre, étend le désir ; en faisant désirer, il étend l’âme ; en étendant l’âme, il la rend capable de recevoir… Si tu désires voir Dieu, tu as déjà la foi. »

Frère Roger aimait cette pensée d’Augustin et c’est dans cet esprit qu’il priait : « Dieu qui nous aimes, quand nous avons le désir d’accueillir ton amour, ce simple désir est déjà le commencement d’une foi toute humble. Peu à peu au tréfonds de notre âme s’allume une flamme. Elle peut être toute fragile mais elle brûle toujours. »

La Bible met en valeur le long cheminement du peuple d’Israël et montre comment Dieu a lentement préparé la venue du Christ. Ce qui est passionnant dans la Bible, c’est qu’elle raconte toute l’histoire de l’amour entre Dieu et l’humanité. Cela commence par la fraîcheur d’un premier amour, puis viennent les limites et même les infidélités. Mais Dieu ne se fatigue pas d’aimer, il cherche toujours son peuple. En fait, la Bible est l’histoire de la fidélité de Dieu. « Une femme oublie-t-elle son petit enfant ? Même s’il y en avait une qui oubliait, moi je ne t’oublierai pas. » (Is 49.15)

Lire cette longue histoire peut éveiller en nous le sens des lentes maturations. Parfois nous voudrions tout, tout de suite, sans voir la valeur du temps du mûrissement ! Mais les psaumes nous ouvrent une autre perspective : « Mes temps sont dans ta main, Seigneur. » (Ps. 31.16)

Savoir attendre … Etre là, simplement, gratuitement. Se mettre à genoux pour reconnaître, même avec le corps, que Dieu agit tout autrement que nous l’imaginions. Ouvrir les mains, en signe d’accueil. La réponse de Dieu nous surprendra toujours. En nous préparant à Noël, l’Avent nous prépare à l’accueillir.

Même si nous n’arrivons pas toujours à exprimer notre désir intérieur par des paroles, faire silence est déjà l’expression d’une ouverture à Dieu. Pendant cette période de l’Avent, nous nous rappelons que Dieu lui-même est venu, à Bethléem, dans un grand silence.

Le vitrail de l’Annonciation, qui se trouve dans l’église de Taizé, fait voir la Vierge Marie toute recueillie et disponible, elle se tient en silence dans l’attente que se réalise la promesse de l’ange de Dieu.

Comme la longue histoire qui a précédé le Christ a été le prélude à sa venue sur la terre, de même l’Avent permet pour nous chaque année une ouverture progressive à la présence du Christ en nous. Jésus discerne notre attente comme il a discerné un jour celle de Zachée. Et comme à lui, il nous dit : « Il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. » (Luc 19.5)

Laissons naître en nous la joie de Zachée. Alors nos cœurs comme le sien s’ouvriront aux autres. Lui décide de donner la moitié de ses biens aux pauvres. Nous, aujourd’hui, nous savons qu’une grande part de l’humanité a soif d’un minimum de bien-être matériel, de justice, de paix. Pendant le temps de l’Avent, y a-t-il des solidarités que nous pouvons assumer dans notre vie ?

Les textes qui sont lus dans la liturgie pendant l’Avent expriment comme un rêve de paix universelle : « grande paix jusqu’à la fin des lunes » (Ps 72,7), « une paix sans fin » (Is 9,6), une terre où « le loup habite avec l’agneau » et où il n’y a plus de violence (Is 11,1-9).

Ce sont des textes poétiques mais ils réveillent en nous une ardeur. Et nous voyons que « la paix sur la terre » peut germer dans des réconciliations qui s’accomplissent, dans la confiance que les uns retrouvent avec les autres. La confiance est comme un petit grain de moutarde qui va croître et, peu à peu, devenir le grand arbre du règne de Dieu où s’étend une « paix sans fin ». La confiance sur la terre est un humble début de la paix.

POUR UNE TOUSSAINT SANS LIMITES

Oct 30, 18
jerome
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Méditation d’Olivier Clément

parue dans Le Christ est ressuscité. Propos sur les fêtes chrétiennes, Desclée de Brouwer, 2000

« Les choses saintes sont aux saints », dit la liturgie byzantine avant la communion. Et le chœur répond « Un seul est saint, Jésus Christ… » Un seul est saint : mais tous ceux que l’eucharistie intègre au corps du Christ participent à cette sainteté. Tout être humain, créé à l’image de Dieu, participe à cette sainteté. Un arbre, une pierre, autant de paroles du Verbe, y participent à leur manière. L’Église déborde ses limites canoniques pour préserver et approfondir à l’infini cette sainteté, celle de l’existence universelle que porte et pénètre l’Esprit.

Dans le christianisme primitif, toute communauté était nommée « église des saints », une communion (caritas, agapè) de sauvés-sauveurs appelés à prier, témoigner, servir pour que se manifeste, en tout être et en toute chose, la Résurrection. Car la sainteté, c’est la vie enfin libérée de la mort.

Peu à peu, on s’est rendu compte que certains étaient de meilleurs témoins. Les martyrs d’abord, et il y en eut tant au IIIsiècle et au début du IVe que l’Église syrienne (qui fut longtemps le moteur et le modèle du monde chrétien) institua une fête de tous les martyrs. Plus tard, à Rome, le Panthéon, temple de tous les dieux, le devint de tous ces témoins : rigoureuse coupole où s’exprime la vieille pietas romaine avec, à son sommet, une ouverture par où l’on voit l’azur, parfois un oiseau… En Orient, vers la même époque, on consacra à tous les saints, fort logiquement, le dimanche qui suit la Pentecôte. En Occident, après bien des variantes locales, la fête fut fixée, en 835, au 1er novembre. Or, ce moment était déjà chez les Celtes fête de tous les morts. Ce crépuscule de l’année convenait, pensaient-ils, à la célébration de ces voyageurs d’inter-mondes. Le coup de génie de l’Occident chrétien, c’est d’avoir placé la Toussaint avant ce « jour des morts », d’avoir mis en avant des morts, et les entraînant dans leur sillage, les saints, ceux qui savent qu’il n’y a plus de mort dans le Ressuscité. Car il s’interpose à jamais entre le néant et nous, il entraîne les morts dans l’immense fleuve de vie de la communion des saints.

Aujourd’hui, dans la société sécularisée, où l’on voit peu mourir, où l’on ne connaît quelques figures de sainteté que déformées par les médias, ou bien cette fête, chez les jeunes surtout, est oubliée, ou bien le jour des morts absorbe et gomme la Toussaint. On se rend encore dans les cimetières, on nettoie les tombes, on dépose sur elles des chrysanthèmes. La plupart ne prient pas, ils ne savent plus ; cependant il y a un silence, un recueillement où se brouille la

limite entre la mort et la vie, comme chez les Celtes d’autrefois. Nous qui tentons d’être chrétiens, nous devrions rendre tout son sens à la Toussaint, pour qu’elle embrasse, pour qu’elle embrase le jour des morts. Jésus a dit : « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 25) : vers lui les saints ouvrent la voie, eux qui, le sachant ou non, se sont ici-bas identifiés au seul Vivant. Le sachant, comme saint Paul qui disait : « Ce n’est pas moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 12). Ou ne le sachant pas, comme tous ceux qui ont donné au plus petit nourriture, vêtement, maison, amitié, et par là les ont donnés au Christ (Mt 25, 37-40).

Il y a beaucoup plus de saints que nous n’imaginons. Certains, certes, sont reconnus, on sait et c’est pourquoi on se confie à leurs prières – qu’ils font en quelque sorte circuler l’amour dans le Corps du Christ et, sans doute, dans le monde entier devenu secrètement eucharistie. Mais il nous arrive aussi, lorsque nous prions pour un homme ou une femme qui vient de nous quitter, de lui demander de prier pour nous. La sainteté est aussi dans la communion, il faut donner la main, disait Péguy, c’est la vision englobante de l’Église ancienne, « Église des saints », qui revient. Oui, la sainteté, authentifiée, d’un individu extraordinaire, sur la tombe duquel se produisent des miracles, nous importe peut-être moins, me semble-t-il, que la communion des saints, une communion ouverte qui sanctifie l’humanité et l’univers. Il y a beaucoup de saints inconnus, parfois incongrus, dont la bonté désintéressée, la force calme, laprésence rassurante et joyeuse, l’humble capacité non seulement de servir mais de créer font, si j’ose dire, des ravaudeurs de l’existence universelle, sans cesse déchirée par les puissances perverses du néant. Il faudra bien que l’Église se décide, oh ! non pas à canoniser, mais à ouvrir les yeux, à nous ouvrir les yeux sur la sainteté vivante, créatrice, trouée de ténèbres, trouant les ténèbres, des faiseurs de justice, de paix, de beauté – tous ces très ordinaires « chevaliers de la foi », pour parler comme Kierkegaard –, tous ces héros aussi de l’humaine grandeur, un Rembrandt, un Dostoïevski, ou cette Simone Weil qui pensait que la plus grande grâce est de savoir vraiment que les autres existent…

La Toussaint ouvre nos yeux sur la sainteté secrète de chaque personne, voire sur la sainteté de la terre – et c’est pourquoi nous aimons le « Cantiques des créatures » de saint François. La Toussaint, précédant, illuminant, le jour des morts, nous rappelle que le Christ ne cesse de vaincre la mort et l’enfer. Un moine de l’Athos disait au starets Silouane que tant qu’une âme, se murant dans son refus, serait en enfer, le Christ y serait avec elle, et tous les sauvés, priant avec lui qu’elle s’ouvre à l’universelle, à l’éternelle « Tous-Saints ».

Dimanche 23 septembre 2018 – Accueillir …

Oct 03, 18
alain
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Dimanche 23 septembre 2018 – 25ème dimanche du temps ordinaire.

Messe célébrée au 110 rue de Vaugirard

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

Accueillir

 En bon pédagogue, Jésus joint le geste à la parole.

 Il prend un enfant, autrement dit le dernier de tous dans la société de son époque. Il le place au milieu des Douze.

Il l’embrasse, ce qui est la forme éminente de l’accueil d’un hôte dans sa maison.

Accueillir : le verbe est lâché, le geste aussi, avec l’invitation à faire de même « en son nom ».

PRIÈRE UNIVERSELLE

« Attirons le juste dans un piège car il nous contrarie » dit la Sagesse. C’est la parole du mal qui guette ceux qui sont en quête de vérité, de justice et de paix.

Seigneur , donne nous le courage et l’intelligence de construire la fraternité ici et maintenant.

« Des étrangers se sont levés contre moi, des puissants cherchent ma perte : ils n’ont pas le souci de Dieu » dit le psalmiste.

Prenons soin des migrants et des réfugiés qui souffrent de la misère et de la guerre.

« D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? » demande St Jacques

Que les gouvernants aient vraiment le souci des jeunes chômeurs et que les jeunes du continent africain aient accès à l’éducation et au travail dans leur pays.

« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci , c’est moi qu’il accueille » nous rappelle Marc

Que chacun de nous apprenne à s’émerveiller, à devenir un sourire de Dieu pour les autres.

La chapelle est fermée pour plusieurs mois à compter du 1er juin

Juil 26, 18
alain

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Vous le savez : depuis octobre dernier, d’importants travaux de rénovation sont engagés par la SNCF dans “l’aile est” de la gare Montparnasse, notamment dans les étages situés au-dessus de la chapelle Saint-Bernard. Actuellement, l’entrée de la chapelle est masquée par un échafaudage, et le va-et-vient des engins de chantier est incessant sur le parvis de la gare.

Des désordres récurrents nous conduisent, en accord avec le diocèse de Paris, à fermer temporairement la chapelle, le temps de rétablir de bonnes conditions d’accueil. 

Horaires d’été dans les paroisses voisines :

  • messe en semaine (mardi-vendredi) à 12h15 à Saint-Pierre de Montrouge (M° Alésia).

  • messes en semaine (lundi-vendredi) à 18h15 à Notre-Dame des Champs (M° Vavin)

  • messes dominicales les samedi à 18h15 et dimanche à 11h à Notre-Dame des Champs (M° Vavin)

Certaines de nos activités ont été transférées sur d’autres sites

  • le café rencontre est transféré au 92bis Bd du Montparnasse (mercredi, 14h-16h)

  • la prière avec la Communauté de Sant’Egidio est transférée au 39 Bd Saint-Germain (lundi et vendredi à 20h)

  • Regards croisés et Evangile & Actualités sont transférés au 4 Bd Edgar Quinet

 

Dimanche 3 juin – Saint Sacrement du corps et du sang du Christ

Juin 06, 18
alain
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Dimanche 3 juin 2018 – Dimanche du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

 MOT D’ACCUEIL

Bonjour, nous sommes rassemblés  dans cette chapelle de l’ancien monastère de la visitation  qui nous accueille, les fidèles de la chapelle Saint Bernard fermée pour  travaux, les membres et amis de l’APA, Association pour l’Amitié, quelques voisins, tous autour du père Pierre Géry pour célébrer la fête du Saint sacrement : le coprs et le sang du Christ.

Jésus se fait nourriture devant toutes nos faims, petites et grandes : faim de fraternité, d’amitié sincère de reconnaissance, de vérité.

Dans un monde où des fractures apparaissent tous les jours : fractures diplomatiques, commerciales, climatiques, que la fracture du pain au moment de l’eucharistie se traduise en communion  fraternelle , en union, en paix pour tous.

Que cette eucharistie nous rende présent le Christ et que sa présence nous rassasie et nous nous nourrisse.

 TEXTE DE MÉDITATION

Le Christ se fait nourriture pour nous.

          L’eucharistie ne consiste pas en ce que l’Esprit de Dieu transforme du pain et du vin en corps et sang du Christ, elle consiste en ce que l’Esprit de Dieu nous rende présent le Christ de sorte que nous puissions nous nourrir de sa présence. Le pain, lorsqu’il reste chez le boulanger, n’est que du pain ; il ne devient nourriture que s’il est mangé, et ce n’est pas le boulanger qui fait que le pain est nourriture, c’est celui qui le mange, le digère et le transforme en en son propre corps. De même, ce n’est pas le ministre consécrateur qui fait que le corps eucharistique du Christ est nourriture, c’est le croyant qui communie  parce qu’il croit que le Christ se fait nourriture pour lui.

             Le vieil adage chrétien l’a depuis longtemps précisé : les sacrements ne sont tels que par la foi et que pour la foi. Il n’y a présence eucharistique que si un croyant s’en nourrit, car c’est que le Christ a voulu être, pas du pain mais de la nourriture. C’est Dieu-avec-nous qu’il a voulu être. Et même s’il se fait pain pour l’être, il n’est Dieu-avec-nous que dans l’acte de nourriture, lequel est notre fait.

Jacques POHIER, Quand je dis Dieu.

PRIÈRE UNIVERSELLE

R/Voici nos vies, voici le cœur des hommes pour qu’advienne ton jour !

-Jésus a béni le pain et le vin lors de son dernier repas. Aujourd’hui, nous te présentons les affamés de notre monde : que tous soient rassasiés de nourriture et de fraternité. Aide-nous, Seigneur, à poser des actes concrets pour ce faire.

R/Voici nos vies, voici le cœur des hommes pour qu’advienne ton jour !

– Jésus a rassemblé ses apôtres pour son dernier repas pascal. Aujourd’hui, le fidèles   reguliers au partage eucharistique à  Saint Bernard sommes inquiets quant à l’avenir de la chapelle et de notre communauté. Prions pour que notre foi résiste malgré les difficultés et que nous gardions confiance en ton Alliance, Seigneur.

 R/Voici nos vies, voici le cœur des hommes pour qu’advienne ton jour !

 -Le goût du pain et du vin évoque la simplicité de la vie. Aide-nous, Seigneur à  retrouver   dans nos vies le goût d’une sobriété heureuse. Et à retrouver dans nos eucharisties une vraie action de grâce, une authentique célébration.

R/Voici nos vies, voici le cœur des hommes pour qu’advienne ton jour !

Dimanche 27 mai – “Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit”

Mai 29, 18
alain
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Dimanche 27 mai 2018 – Dimanche de la Sainte Trinité

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

 MOT D’ACCUEIL

Bienvenue à vous tous en cette fête de la Sainte Trinité, la fête de Dieu, ce Dieu qui est Père, Fils et Esprit.

Ce Dieu qui n’est pas un être isolé, éloigné des réalités temporelles, solitaire. Mais un Dieu, fraternel. Un Dieu d’amour, de communion, de dialogue d’alliance.

En rentrant dans cette célébration, je vous invite à tracer sur nos corps le signe de la croix en pensant au caractère trinitaire de ce signe. Ainsi nous nous approchons avec confiance de Dieu le Père aimant, nous sommes disposés à assumer son projet de fraternité avec le Fils, et y mettons toute la profondeur de notre être qui nous donne l’Esprit Saint.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen.

 TEXTE DE MÉDITATION

« Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » Cette « figure » de la croix est essentielle si l’on veut comprendre la source trinitaire de la vie chrétienne. Elle donne les axes et la croisée de nos vies à partir de Dieu. La verticale trace l’axe de la relation mutuelle de paternité et de filiation ; l’horizontale, les bras ouverts de la croix, trace l’axe de la fraternité où cette relation s’incarne, pour le Fils de Dieu comme dans notre existence.

Dans  ce signe ou cette figure de la croix trinitaire, la place de l’Esprit Saint est au centre : car il est l’amour mutuel du Père et du Fils, et en même temps, la charité répandue dans nos cœurs, cet amour qui vient de Dieu jusqu’à nous, pour en vivre, pour vivre aussi, à la fin éternellement cette vie.

François BOUSQUET,  La Trinité tout simplement 

PRIÈRE UNIVERSELLE

 R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre.

– Confions à Dieu Père, Fils et Saint Esprit toutes les églises chrétiennes, pour qu’elles annoncent fidèlement l’évangile. Ensemble, prions.

R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre.

-Confions à Dieu Père, Fils et Saint Esprit les jeunes et tous ceux qui préparent une étape importante de leur vie. Ensemble, prions.

R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre.

-En ce jour de la fête des mères, confions au Dieu d’amour et de tendresse les femmes qui ont la joie et la mission d’éduquer des enfants. Qu’elles trouvent les soutiens dont elles ont besoin. Ensemble, prions.

R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre.

La “mystique” de vivre ensemble – 7e dim de Pâques

Mai 14, 18
jerome
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Avant de quitter les siens pour partir vers le Père, le Seigneur, dans une belle prière, pria afin que soient gardés dans l’unité ceux qu’il avait rassemblés (Jn 17, 12).

C’est le mystère de l’Eglise qui est placée sous nos regards, ce dimanche : communauté fragile, instrument de salut, corps mystique du Christ. Dans son exhortation apostolique intitulée La joie de l’Evangile, le pape François avait pris le temps de nous redire combien la dimension communautaire est fondamentale pour que nos vies chrétiennes s’épanouissent et que le message de l’Evangile soit annoncé au monde. “Ne nous laissons pas voler la Communauté !”, avait-il conclu. Prenons le temps aujourd’hui de relire ses propos.

 


Oui aux relations nouvelles engendrées par Jésus Christ

87. De nos jours, alors que les réseaux et les instruments de la communication humaine ont atteint un niveau de développement inédit, nous ressentons la nécessité de découvrir et de transmettre la “mystique” de vivre ensemble, de se mélanger, de se rencontrer, de se prendre dans les bras, de se soutenir, de participer à cette marée un peu chaotique qui peut se transformer en une véritable expérience de fraternité, en une caravane solidaire, en un saint pèlerinage. Ainsi, les plus grandes possibilités de communication se transformeront en plus grandes possibilités de rencontre et de solidarité entre tous. Si nous pouvions suivre ce chemin, ce serait une très bonne chose, très régénératrice, très libératrice, très génératrice d’espérance ! Sortir de soi-même pour s’unir aux autres fait du bien. S’enfermer sur soi-même signifie goûter au venin amer de l’immanence, et en tout choix égoïste que nous faisons, l’humanité aura le dessous.

88. L’idéal chrétien invitera toujours à dépasser le soupçon, le manque de confiance permanent, la peur d’être envahi, les comportements défensifs que le monde actuel nous impose. Beaucoup essaient de fuir les autres pour une vie privée confortable, ou pour le cercle restreint des plus intimes, et renoncent au réalisme de la dimension sociale de l’Évangile. Car, de même que certains voudraient un Christ purement spirituel, sans chair ni croix, de même ils visent des relations interpersonnelles seulement à travers des appareils sophistiqués, des écrans et des systèmes qu’on peut mettre en marche et arrêter sur commande. Pendant ce temps-là l’Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse.

89. L’isolement, qui est une forme de l’immanentisme, peut s’exprimer dans une fausse autonomie qui exclut Dieu et qui pourtant peut aussi trouver dans le religieux une forme d’esprit de consommation spirituelle à la portée de son individualisme maladif. Le retour au sacré et la recherche spirituelle qui caractérisent notre époque, sont des phénomènes ambigus. Mais plus que l’athéisme, aujourd’hui nous sommes face au défi de répondre adéquatement à la soif de Dieu de beaucoup de personnes, afin qu’elles ne cherchent pas à l’assouvir avec des propositions aliénantes ou avec un Jésus Christ sans chair et sans un engagement avec l’autre. Si elles ne trouvent pas dans l’Église une spiritualité qui les guérisse, les libère, les comble de vie et de paix et les appelle en même temps à la communion solidaire et à la fécondité missionnaire, elles finiront par être trompées par des propositions qui n’humanisent pas ni ne rendent gloire à Dieu.

90. Les formes propres à la religiosité populaire sont incarnées, parce qu’elles sont nées de l’incarnation de la foi chrétienne dans une culture populaire. Pour cela même, elles incluent une relation personnelle, non pas avec des énergies qui harmonisent mais avec Dieu, avec Jésus Christ, avec Marie, avec un saint. Ils ont un corps, ils ont des visages. Les formes propres à la religiosité populaire sont adaptées pour nourrir des potentialités relationnelles et non pas tant des fuites individualistes. En d’autres secteurs de nos sociétés grandit l’engouement pour diverses formes de “spiritualité du bien-être” sans communauté, pour une “théologie de la prospérité” sans engagements fraternels, ou pour des expériences subjectives sans visage, qui se réduisent à une recherche intérieure immanentiste.

91. Un défi important est de montrer que la solution ne consistera jamais dans la fuite d’une relation personnelle et engagée avec Dieu, et qui nous engage en même temps avec les autres. C’est ce qui se passe aujourd’hui quand les croyants font en sorte de se cacher et de se soustraire au regard des autres, et quand subtilement ils s’enfuient d’un lieu à l’autre ou d’une tâche à l’autre, sans créer des liens profonds et stables : « Imaginatio locorum et mutatio multos fefellit ». C’est un faux remède qui rend malade le cœur et parfois le corps. Il est nécessaire d’aider à reconnaître que l’unique voie consiste dans le fait d’apprendre à rencontrer les autres en adoptant le comportement juste, en les appréciant et en les acceptant comme des compagnons de route, sans résistances intérieures. Mieux encore, il s’agit d’apprendre à découvrir Jésus dans le visage des autres, dans leur voix, dans leurs demandes. C’est aussi apprendre à souffrir en embrassant Jésus crucifié quand nous subissons des agressions injustes ou des ingratitudes, sans jamais nous lasser de choisir la fraternité.

92. Il y a là la vraie guérison, du moment que notre façon d’être en relation avec les autres, en nous guérissant réellement au lieu de nous rendre malade, est une fraternité mystique, contemplative, qui sait regarder la grandeur sacrée du prochain, découvrir Dieu en chaque être humain, qui sait supporter les désagréments du vivre ensemble en s’accrochant à l’amour de Dieu, qui sait ouvrir le cœur à l’amour divin pour chercher le bonheur des autres comme le fait leur Père qui est bon. En cette époque précisément, et aussi là où se trouve un « petit troupeau » (Lc 12, 32), les disciples du Seigneur sont appelés à vivre comme une communauté qui soit sel de la terre et lumière du monde (cf. Mt 5, 13-16). Ils sont appelés à témoigner de leur appartenance évangélisatrice de façon toujours nouvelle. Ne nous laissons pas voler la communauté !

Exhortation aspotolique Evangelii Gaudium, pape François, 24/11/2013

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Dimanche 13 Mai – Une invitation à être dans ce monde et à y être dans la fraternité

Mai 12, 18
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Dimanche 13 mai 2018 – 7ème Dimanche de Pâques

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

 MOT D’ACCUEIL

Bonjour à vous tous.

En cette journée des communications sociales, le pape François nous demande de réfléchir au phénomène des fausse nouvelles, il nous invite  «  à contribuer à l’engagement commun pour prévenir la diffusion de fausses nouvelles et pour redécouvrir la valeur de la profession journalistique et la responsabilité personnelle de chacun dans la communication de la vérité. »

Et l’évangile de Jean est une invitation à être dans ce monde et à y être dans l’unité, dans la joie et dans la vérité.

Avec la foi de notre baptême, disposons-nous à répondre  à cette invitation.

 

 TEXTE DE MÉDITATION

Naissance de la fraternité

       Par deux fois, la lecture des Actes fait résonner le mot « frères ». Il surgit de la relation filiale que Jésus partage avec chacun. Unis dans le nom du Père et du Fils, les disciples sont sanctifiés par la vérité de leur propre fraternité.

        Ce n’est pas encore l’élan de Pentecôte, mais c’est déjà la joie : joie d’être gardé du Mauvais et d’appartenir à ce monde vers lequel Jésus est parti.

       Joie véritable de notre fraternité.

D’après Nicolas Tarralle, assomptionniste.

PRIERE UNIVERSELLE

 

 R/Seigneur, écoute-nous, Seigneur, exauce-nous.

-Père saint, regarde notre monde confronté à de graves tensions qui augmentent chaque jour.  Que ton Esprit nous aide à voir ce qui est du coté de la l’unité, de la joie et de la vérité pour que nous essayons, à notre petite portée,  de transformer ce monde de l’intérieur.

R/Seigneur, écoute-nous, Seigneur, exauce-nous.

-Père saint, regarde nos jeunes désorientés, égarés dans diverses addictions, victimes de tromperies, des choix impossibles à assumer. Que tonEsprit les éclaire.

R/Seigneur, écoute-nous, Seigneur, exauce-nous.

– Père saint, en cette journée mondiale de la communication, nous te présentons les acteurs de l’information. Qu’ils se mettent au service de la vérité et de la paix avec professionnalisme et discernement. Que ton Esprit soit sur eux.

R/Seigneur, écoute-nous, Seigneur, exauce-nous.

Jeudi 10 mai – L’Ascension du Seigneur

Mai 12, 18
alain
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Jeudi 10 mai 2018 – L’Ascension du Seigneur

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

 MOT D’ACCUEIL

Lui, il est parti, et la liberté qu’il voulait bâtir s’est épanouie.

Ceux qui l’aimaient vivent maintenant par lui.

Ils prennent des risques, se rappellent ses paroles et vont de l’avant.

Et si parfois leur cœur se serre un peu,

La confiance qu’il leur a donnée prend le dessus et l’avenir s’ouvre.

 Dans Biblica, Editions Fleurus.

 PRIERE UNIVERSELLE

 R/Entends nos prières, entends nos voix ; entends nos prières monter vers toi!

Pour les hommes et les femmes qui ouvrent des chemins d’espérance, nous te rendons grâce. Pour celles et ceux qui fixent le ciel sans y trouver des raisons d’espérer, nous te prions, Seigneur.

R/Entends nos prières, entends nos voix ; entends nos prières monter vers toi!

Pour les hommes et les femmes qui travaillent à la réconciliation entre les peuples et entre les personnes, nous te rendons grâce. Pour celle et ceux qui entravent la liberté de leurs frères et sœurs, nous te prions, Seigneur.

R/Entends nos prières, entends nos voix ; entends nos prières monter vers toi!

Pour les hommes et les femmes qui s’engagent au nom de leur foi et créent davantage de bien être et de justice, nous te rendons grâce. Pour celles et ceux qui font de leurs convictions le prétexte de la division et de la violence, nous te prions, Seigneur ;

R/Entends nos prières, entends nos voix ; entends nos prières monter vers toi!