Category Archives: Conférences

Regards Croisés Textes-Images : divers visages de la sainteté

Fév 28, 19
jerome
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Divers visages de la sainteté
Nous nous sommes un peu familiarisés, l’an dernier, avec le continent lointain des écrits apocryphes et de La Légende dorée.
Poursuivant notre aventure sur ces terres, nous découvrirons d’autres témoins ou modèles qui ont marqué les premiers siècles du christianisme en train de naître de part et d’autre de la Méditerranée. Ces figures de proue ne sont nullement l’occasion d’un culte quelconque à leur endroit mais les récits de leurs vies nous en apprennent beaucoup sur la mentalité religieuse d’alors et aident à comprendre comment le calendrier liturgique a célébré leurs entrées dans la “mythologie chrétienne”… en les canonisant. Peut-être sont-ce des miettes, écrivait France Quéré, qui ne remplacent pas le pain évangélique mais, faute de rassasier, elles ouvrent l’appétit. Italiens, allemands, français, flamands, les artistes ont largement puisé leur inspiration dans ce vivier hagiographique de saints et de saintes, contemporaines du Christ, martyr(e)s, mystiques, docteurs de l’Eglise. Nous allons (re)découvrir Marie de Magdala et Véronique, Catherine d’Alexandrie et Antoine du désert, Jérôme de Bethléem et Augustin d’Hippone, Sébastien de Rome et Ursule de Cologne.

atelier animé par Michèle Faÿ
le Jeudi soir, de 19 h à 20 h 30,
* non pas à la chapelle, actuellement fermée pour travaux,
mais au 4 boulevard Edgar Quinet, 75014 PARIS (M° Raspail)

 

 

                Dates         /       Thème    /    Références*   /   Iconographie

  • 4 octobre 2018 – Jérôme, LD, T lettres du saint – A.Da Messina
  • 15 novembre – Marie Madeleine, LD, TA Ev selon Marie – E. Quarton
  • 6 décembre – Antoine, LD, T écrits Pères du désert – Bosch, triptyques
  • 17 janvier 2019 – AugustinT Les confessions – B. Gozzoli
  • 7 février – Véronique, TA, Ev Nicodème – Maître de sainte Véronique
  • 21 mars – Catherine d’Alexandrie, LD – A.Masolino
  • 4 avril – Sébastien, LD, TA Actes et Passio de Sébastien – Signorelli
  • 9 mai – François d’Assise, LD, T Fioretti – Sassetta
  • 6 juin – Ursule et les 11000 vierges, LD Orsola – Carpaccio, Memling
    *Références : TA = Textes Apocryphes T = textes du saint LD = Légende Dorée

Regards croisés texte/image – Jeudi 16 novembre 19h – La présentation de Marie au temple

Nov 11, 17
alain
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Regards croisés texte/image – Jeudi 16 novembre à 19h

par Michèle Faÿ

 

La Présentation de Marie au Temple

selon les évangiles apocryphes, la Légende dorée

et Philippe de Champaigne (Arras, 1636)

  1. Selon le Protévangile de Jacques

 (7, 2) Lorsque l’enfant eut trois ans, Joachim dit : “Appelons les filles des Hébreux qui sont sans tache ; qu’elles prennent chacune une lampe, et que ces lampes soient allumées, pour qu’elle ne se retourne pas en arrière et que son cœur ne soit pas retenu captif hors du Temple du Seigneur.” Elles firent ainsi jusqu’à ce qu’elles fussent montées au Temple du Seigneur. Et le prêtre la reçut et, l’ayant embrassée, il la bénit et dit : “Le Seigneur Dieu a exalté ton nom dans toutes les générations. En toi, aux derniers jours, le Seigneur manifestera la rédemption aux fils d’Israël.(3) Et il la plaça sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur fit descendre sa grâce sur elle. Et ses pieds se mirent à danser et toute la maison d’Israël l’aima.

(8, 1) Et ses parents redescendirent, admirant, louant et glorifiant Dieu, le Maître, de ce qu’elle ne s’était pas retournée vers eux. Or, Marie demeurait dans le Temple du Seigneur comme une colombe et recevait de la nourriture de la main d’un ange.

  1. Selon l’évangile de Pseudo-Matthieu

(4) Quand elle l’eut sevrée au bout de trois ans, Joachim et Anne sa femme allèrent au temple du Seigneur. Offrant les victimes au Seigneur, ils confièrent leur fillette Marie à la communauté des vierges qui, jour et nuit, persévéraient dans la louange de Dieu. Dès qu’elle fut placée au pied du Temple, elle monta en courant les quinze marches, sans même regarder en arrière ni réclamer ses parents à la manière habituelle des enfants. Voyant cela, tout le monde était frappé de stupeur, à tel point que même les prêtres du temple s’en étonnaient.

(5) Prière d’Anne au Seigneur des armées, remplie de réminiscences bibliques

(6, 1) Or, Marie faisait l’admiration de tous parce que, âgée de trois ans seulement, elle marchait d’un pas si ferme, et parlait si parfaitement, et s’appliquait si bien aux louanges de Dieu qu’on ne la prenait pas pour une fillette, mais pour une grande personne, et elle était ardente dans ses prières  comme si elle avait déjà une trentaine d’années. Et son visage était si resplendissant qu’à peine pouvait-on y attacher le regard. Elle s’appliquait au travail de la laine, et tout ce que les femmes âgées ne pouvaient faire, c’est elle, malgré son âge tendre, qui le débrouillait. (6. 2) Voici la règle qu’elle s’était imposée : du matin jusqu’à l’heure de tierce, elle s’appliquait à la prière, de tierce à none, elle s’occupait à tisser. Puis, à partir de none, elle demeurait à nouveau en prière, jusqu’à ce qu’apparût l’ange de Dieu de la main duquel elle recevait sa nourriture (…)

(6. 3) Sans cesse, elle bénissait Dieu, et, pour ne pas être interrompue, même par un salut, dans la louange du Seigneur, chaque fois qu’on la saluait, elle, à son tour, disait en réponse : Deo gratias.

  1. Selon la Légende dorée (chapitre 127, intitulé Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie)

Lorsque furent achevées les trois années de l’allaitement, l’enfant fut conduite au Temple avec des offrandes ; et, pour parvenir à l’autel des holocaustes, qui se trouvait à l’extérieur, on avait encore à monter quinze marches, correspondant aux quinze psaumes graduels. Et voici que la petite fille monta toutes ces marches sans l’aide de personne, comme si elle était déjà dans la perfection de l’âge. Puis, quand elle eut accompli son offrande, ses parents revinrent chez eux, la laissant avec les autres vierges dans le temple ; et là, tous les jours, elle croissait en sainteté, visitée par les anges, et admise à la vision  divine. Elle s’était imposé pour règle de rester en prière depuis le matin jusqu’à la troisième heure ; jusqu’à la neuvième heure ensuite elle s’occupait à tisser la laine ; après quoi, elle se remettait en prière, jusqu’au moment où un ange venait lui apporter sa nourriture.

Que signifie regarder une icône ? Alain Lockhart – 28 septembre 19h

Sep 24, 17
alain
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Que signifie regarder une icône ?

textes / images

avec Alain Lockhart

 

jeudi 28 septembre 2017, à 19 h

 

 L’icône ne doit pas être regardée comme une œuvre d’art parmi d’autres. Elle est fondée sur l’incarnation comme cela a été affirmé dès le 7ème siècle : «L’icône, tout comme l’écriture, sert à prouver l’incarnation véritable et non illusoire de Dieu le Verbe. Ce que la parole communique par l’ouïe, la peinture le montre silencieusement par la représentation».* L’iconographe ne peut représenter que ce qui est conforme à l’Écriture et à la tradition de l’Église.

 

 

   
Mère de Dieu  15ème siècle Pantocrator  6ème siècle

 

* dans le canon 82 du concile Quinisexte

Penser et formuler le christianisme dans notre temps. Discussion autour des contributions de quelques auteurs marquants. 12 octobre 19h

Sep 11, 17
alain
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Soirée présentation et débat  

 éditions Karthala , rencontre entre les auteurs de la collection et leurs lecteurs,

 le jeudi 12 octobre 2017 

à la Chapelle St Bernard

19h00 – 20h30

 

 Introduction :

 Présentation de la collection sens et conscience par Robert Dumont

 

Partie I :

L’apport de John Spong au débat théologique en France (2013-2016) 

par Jacques Musset

 

Partie II :

« L’Homme dans l’univers. Les questions posées par les découvertes de l’astrophysique »

par Jacques Giri

 

Un apéritif suivra

Cycle de conférences sur “Violence et tolérances” – comptes-rendus

Juil 10, 17
alain
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Soirée du 22 février sur « La violence et les jeunes »

Jean-Marie Petitclerc, prêtre catholique salésienpolytechnicienéducateur spécialisé, expert des questions d’éducation dans les zones sensibles, écrivain, inaugurait le cycle sur la violence initié par Saint Bernard de Montparnasse.

Comprendre n’est pas excuser. Mais, avant d’agir, il faut essayer de comprendre les types de violence auxquels on a à faire. Prenons l’exemple d’un jeune qui a besoin d’exprimer sa violence à l’école, violence qui peut avoir trois types de cause :

  • Cela s’est mal passé la veille à la maison ou avec ses copains, d’où le besoin violent d’exprimer un mal être ;
  • Cela se passe mal dans son parcours de vie où il se sent en infériorité, manipulé, stigmatisé, d’où affirmation violente pour être reconnu ;
  • Ce qui se passe autour de lui entraîne un besoin de manifester un total désaccord, d’où une stratégie violente d’action (chantage, casse[1]…).

La violence d’un jeune peut donc être un mode d’expression et/ou d’affirmation et/ou d’action. L’expression de cette violence mobilise souvent un langage et un vocabulaire adapté à chaque situation, avec un nombre de mots réduits qui sont souvent incapables d’exprimer une émotion. Cela devient dramatique quand la violence s’insère dans un monde virtuel où la souffrance n’a plus sa place.

Pour prévenir la violence des jeunes, diverses pistes :

  • Un climat d’écoute à instaurer ;
  • Un échange où règne la liberté de s’exprimer (y compris ses émotions) à construire ;
  • Un travail sur l’estime de soi à engager (en ne confondant jamais le jugement sur la personne et ses actes)[2];
  • Il faut passer de l’approche du jeune à l’accroche du jeune en faisant ensemble (activité partagée), puis à l’accompagnement (les règles du vivre ensemble se construisent progressivement en se montrant plus exigeant).

D’où trois lignes d’équilibre à trouver au cas par cas :

  • Fermeté/compréhension de la personne ;
  • Tolérance/jugement d’un comportement (ne pas être tolérant envers ceux qui vous traite de raciste quand ils ont fait une connerie)
  • A l’exemple de Jésus, réagir sur un autre registre (la joue droite qu’on tend après avoir été frappé sur la joue gauche), accepter le tribunal (arrestation de Jésus)…

[1] Y a que quand on casse qu’on s’intéresse à nous.

[2] Ne pas dire « tu es un délinquant », mais « tu as fait une connerie ». Le difficile est de trouver à chaque fois la sanction adaptée à la personne prenant en compte la transgression.



Rencontre le 19 avril avec Axel Kahn sur « Les origines des violences »

Pour lutter contre les violences, il faut mieux comprendre leurs origines ontologiques, leurs racines. Nous pouvons mieux comprendre les violences humaines en étudiant celles qui se rapprochent de celles du monde animal et celles qui sont plus spécifiques aux humains.

Les violences animales ont surtout les causes suivantes :

  • intrusions d’éléments étrangers dans un groupe d’animaux, ce qui se retrouve dans le rejet de l’étranger dans nos sociétés ;
  • combats de mâles pour la « possession » des femelles, ce qui peut se transposer en rivalité entre hommes ou femmes pour conquérir et garder une personne de sexe opposé ;
  • défense de leurs territoires par de nombreux animaux
  • lutte pour l’accès à la nourriture
  • défense de leur progéniture.

Ceci nous montre que de nombreux traits humains en matière de violence comme de solidarité sont du même ordre que des instincts animaux.

Par ailleurs il faut noter des violences humaines qui ont des caractères propres :

  • seuls des hommes prennent plaisir à torturer (jouissance de la domination) ;
  • seuls des êtres pensants s’affrontent sur des différences d’idées (violence idéologique) ;
  • la susceptibilité humaine est forte (mépris criminogènes).

L’intelligence humaine procède de deux types, l’un poussant à des réactions reflexes, l’autre à une réflexion. Pour lutter contre les réactions reflexes violentes, il est primordial de réussir l’éducation des enfants en sachant allier réprimandes/punitions avec valorisations/récompenses. Pour promouvoir la réflexion, il s’agit dans la durée d’aider tous ceux qui s’éduquent à allier capacité à douter[1] et se remettre en question avec celle de cultiver sa valeur d’être en s’appuyant sur les sources d’humanisation.

En conclusion, Axel Kahn, s’appuyant sur une consultation qu’il a faite pour les « armées » en réponse à une consultation sur la dimension éthique de la mise au point d’armes destructrices, rappelle que lutter contre la violence repose sur notre volonté d’humaniser notre monde.

[1] Nous devons veiller à ce que notre liberté s’appuie à la fois sur notre recherche de la vérité et sur notre sens critique.

Servir le frère …. 6 samedis matin de formation au Collège des Bernardins

Mai 15, 17
alain
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Dans le cadre des Rendez-vous de l’École Cathédrale du Collège des Bernardins, 6 intervenants nous invitent à réfléchir à la place du plus petit, frère du Christ, dans nos communautés et dans notre société.

3ème rendez-vous : samedi 18 mars (de 9h30 à 12h30) avec Martin Choutet de l’Association pour l’Amitié (APA) : “Vivre ensemble, avec des personnes qui étaient en situation précaire, quels apports ?”

inscrivez-vous ici. On y vient une fois, on y revient plus tard, ou… toutes les fois !

Programme des 6 séances:

servir_le_frere_formation_2017_v2

Le christianisme au défi de la nature

Mar 02, 17
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Conférence de Jean-Claude Eslin

La catastrophe écologique est en route. Parce qu’l est plus qu’une crise passagère, le dérèglement climatique réclame une réforme profonde de notre façon d’habiter notre maison commune …

Le mardi 21 mars de 19h à 20h30.

 

 

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