Monthly Archives:décembre 2018

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Déc 10, 18
jerome
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La chapelle Saint-Bernard est temporairement fermée au public, en raison des travaux engagés par la SNCF pour rénover la gare Montparnasse, et des nuisances qu’ils occasionnent pour la chapelle.

Néanmoins, la chapelle fait face à des charges incompressibles : charges de copropriété, abonnements EDF et téléphone…

En outre, la commission de sécurité nous a imposé des mises aux normes à réaliser en de brefs délais.

Votre soutien financier est donc nécessaire pour assurer la pérennité de la vie de la chapelle, qui vous accueillera, chaque fois que vous avez besoin d’elle !

Comment donner ?

Des enveloppes – avec note d’information et bulletin de don – sont à votre disposition au fond de la chapelle.

Merci de votre soutien !

Père Jérôme THUAULT et les membres du Conseil aux Affaires Economiques

Noël : Jésus abandonné

Déc 08, 18
jerome
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“Vous le reconnaîtrez à ce signe : un nouveau né emmailloté, couché dans une mangeoire !”

Ce signe pour les bergers… pour Nous encore, ici, le même, parce que Jésus, en son humanité, nous dit quelque chose de définitif. Les années ont pu passer. La vie publique est arrivée, et finalement cet autre emmaillotement dans son linceul, et cette autre couche dans le froid du sépulcre… à y regarder de près, le signe reste le même.

La merveille de Dieu pour nous, la merveille de l’homme pour Dieu, c’est ce petit enfant emmailloté, couché, lié, livré, abandonné !

[…] Et voilà précisément que sur ce berceau d’un nouveau-né, tout abandonné, est proclamée la Bonne Nouvelle de la paix pour les hommes que Dieu aime, les hommes de sa bienveillance, de son bon vouloir ! Paix aux hommes qui s’abandonnent à l’amour de Dieu à la façon de Celui-là, « le Fils de complaisance ».

Cela veut dire :

que l’humanité a désormais un visage pour Dieu, celui de ce tout petit enfant, si dépendant en tout, et librement offert pour le demeurer – stade spirituel qui ne saurait être dépassé ; celui où l’Esprit peut nous murmurer sans aucune retenue : Abba ! Père ! […]

que Dieu prend aussi un autre visage pour l’homme : non plus le Tout-Puissant qui s’impose de haut, de loin, mais ce Dieu qui s’abandonne, faible, dépendant, livré au bon vouloir d’une mère, d’une famille, et aussi aux caprices d’un peuple. En Dieu, le Fils n’est que cela entre les mains du Père. Et c’est cela qu’il vient vivre entre nos mains… pour que nous entrions en correspondance de cœur avec Dieu par la petite voie de Noël, celle de l’abandon amoureux au quotidien de l’Éternel… une petite voie pour nous, ici, maintenant !

Bienheureux Christian de Chergé,
extraits de l’homélie pour la messe de minuit, le 24 décembre 1994

EVANGILE ET ACTUALITE – Echos de la séance du 10 novembre 2018

Déc 04, 18
alain
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Rappel sur le “Parcours Évangile et actualité”

Il s’agit, au long de l’année, de lire un évangile dans sa totalité (aucun prérequis nécessaire) et de découvrir, dans notre actualité, dans la vie, cette parole même. Il s’agit donc de faire se rejoindre l’actualité et l’Évangile : l’actualité est celle de la vie, l’évangile, une page de vie.

Parcours divisé en cinq étapes, chacune s’achevant par une rencontre un samedi matin, au cours de laquelle sont partagées, entre autres, les découvertes de chacun : un verset de la partie d’évangile associée à l’étape, verset éclairé, incarné dans un fait d’actualité.

Pour cette lecture, chacun est invité à respecter une « clé » de lecture, ce qui évite la dispersion et amène à approfondir davantage la découverte de l’évangile.

L’expérience – ce sera le 16e parcours proposé – nous conduit à affirmer que la richesse de la démarche est immense, mais qu’elle demande le respect d’une certaine ascèse de méthode (un seul verset, la clé) et celui des consignes matérielles pour les rencontres (voir au verso).

Notre programme 2018-2019

Le support : évangile de Marc
La clé de lecture : Ecouter
Les rendez-vous : au 4 Boulevard Edgar Quinet,
de 9 h à 13 h 30, les samedis
10 novembre 2018 (chapitres 1 à 3)
15 décembre 2018 (chapitres 4 à 6)
26 janvier 2019 (chapitres 7 à 10)
23 mars 2019 (chapitres 11 à 13)
25 mai 2019 (chapitres 14 à 16).

Echos de la séance du 10 novembre 2018:

Fais silence et écoute …

Au fil des contributions

Visages …

 

 

Dimanche 2 décembre – 1er dimanche de l’Avent

Déc 04, 18
alain
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Dimanche 2 décembre 2018 – 1er dimanche de l’Avent.

Messe célébrée au 110 rue de Vaugirard

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

Mot d’accueil

Vous êtes tous bienvenus.

          Dimanche 2 décembre, nous entrons dans le temps de l’avent. Nous sommes réunis pour célébrer une « promesse de bonheur » nous dit le prophète Jérémie ( et notre amie Odile Hornik nous l’explique dans le mot d’accueil qu’elle a écrit pour cette célébration en 2012, voir ci-dessous)

          Belle promesse de bonheur à annoncer haut et fort. Au milieu des conditions difficiles de notre réalité à chacun, laissons cette Parole s’épanouir en nous et transformer nos cœurs, pour nous préparer à Noël,  en nous sentant héritiers de cette promesse en tant que fils et filles de Dieu notre Père et Mère.

          En allumant la première bougie de la couronne de l’avent, que le désir de la venue du Sauveur se réveille en nous.

Texte de méditation

« Debout devant le Fils de l’homme »

           Le monde est sombre, le monde est triste, la peur fait partie de la condition humaine : l’Evangile d’aujourd’hui nous le rappelle. Mais, mes amis, sommes-nous rassemblés ce matin pour faire un tel constat de désespoir et nous laisser aller à l’abandon ?

          Non ! Nous sommes ici pour célébrer une « promesse de bonheur », nous dit Jérémie. Un événement vient, le plus extraordinaire, le plus émouvant, le plus heureux qu’il nous sera donné de vivre : Dieu se révèle, Dieu se donne un visage, Dieu nous ressemble ! Cet enfant que nous allons porter pendant quatre semaines, que nous portons tous, qui que nous soyons, nous ne lui avons pas donné la vie, c’est lui qui nous la donne, pour vivre, espérer, croire maintenant, aujourd’hui et pour l’éternité. Nous sommes bien les acteurs choisis pour faire advenir et croître au jour le jour, l’amour de nos frères et sœurs et le meilleur du monde.

          Dans cette chapelle consacrée à Saint Bernard, imprégnons-nous de ce qu’il écrivit il y a 1000 ans déjà :

« L’amour ne veut pas d’autres fruits que lui-même. Son vrai fruit c’est d’être ».

 Odile Hornik, mot d’accueil pour le 1er Dimanche de l’Avent 2012

PRIÈRE UNIVERSELLE

R/ Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

-La promesse du droit et de la justice faite à Jérémie est toujours à recevoir et à mettre en œuvre. Nous connaisons l’immense besoin de droit et de justice de notre monde. Que, avec la force de ton amour, Seigneur, nous nous engagieons en actions concrètes.

R/Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

-En ce mois de décembre, le pape François nous invite à prier avec les personnes engagées au service de l’intelligence de la foi, qu’elles trouvent un langage pour aujourd’hui dans le dialogue entre  les cultures.

R/Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

-En cette période hivernale,  nous te confions, Seigneur, les personnes qui dorment dans la rue,  celles qui ne mangent pas à leur faim, celles qui ne peuvent pas se soigner, celles qui s’inquiètent pour l’avenir, celles qui n’arrivent plus à faire confiance. Sois pour elles la lumière, Seigneur.

R/Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

L’Avent : savoir attendre

Déc 02, 18
jerome
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Méditation de frère Aloïs, prieur de Taizé

Et si le temps de l’Avent venait renouveler l’espérance en nous ? Non pas un optimisme facile qui ferme les yeux sur la réalité, mais cette espérance forte qui jette l’ancre en Dieu et qui permet de vivre pleinement dans l’aujourd’hui.

L’année chrétienne commence par l’Avent, le temps de l’attente. Pourquoi ? Pour nous révéler à nous-mêmes l’aspiration qui nous habite et pour la creuser : le désir d’un absolu, vers lequel chacun tend de tout son être, corps, âme, intelligence, la soif d’amour qui brûle en chacun, du nourrisson jusqu’à la personne âgée, et que même l’intimité humaine la plus grande ne peut pas entièrement apaiser.

Cette attente, nous la ressentons souvent comme un manque ou un vide difficile à assumer. Mais loin d’être une anomalie, elle fait partie de notre personne. Elle est un don, elle nous conduit à nous ouvrir nous-mêmes, elle oriente toute notre personne vers Dieu.

Osons croire que le vide peut être habité par Dieu et que déjà nous pouvons vivre l’attente avec joie. Saint Augustin nous y aide quand il écrit : « Toute la vie du chrétien est un saint désir. Dieu, en faisant attendre, étend le désir ; en faisant désirer, il étend l’âme ; en étendant l’âme, il la rend capable de recevoir… Si tu désires voir Dieu, tu as déjà la foi. »

Frère Roger aimait cette pensée d’Augustin et c’est dans cet esprit qu’il priait : « Dieu qui nous aimes, quand nous avons le désir d’accueillir ton amour, ce simple désir est déjà le commencement d’une foi toute humble. Peu à peu au tréfonds de notre âme s’allume une flamme. Elle peut être toute fragile mais elle brûle toujours. »

La Bible met en valeur le long cheminement du peuple d’Israël et montre comment Dieu a lentement préparé la venue du Christ. Ce qui est passionnant dans la Bible, c’est qu’elle raconte toute l’histoire de l’amour entre Dieu et l’humanité. Cela commence par la fraîcheur d’un premier amour, puis viennent les limites et même les infidélités. Mais Dieu ne se fatigue pas d’aimer, il cherche toujours son peuple. En fait, la Bible est l’histoire de la fidélité de Dieu. « Une femme oublie-t-elle son petit enfant ? Même s’il y en avait une qui oubliait, moi je ne t’oublierai pas. » (Is 49.15)

Lire cette longue histoire peut éveiller en nous le sens des lentes maturations. Parfois nous voudrions tout, tout de suite, sans voir la valeur du temps du mûrissement ! Mais les psaumes nous ouvrent une autre perspective : « Mes temps sont dans ta main, Seigneur. » (Ps. 31.16)

Savoir attendre … Etre là, simplement, gratuitement. Se mettre à genoux pour reconnaître, même avec le corps, que Dieu agit tout autrement que nous l’imaginions. Ouvrir les mains, en signe d’accueil. La réponse de Dieu nous surprendra toujours. En nous préparant à Noël, l’Avent nous prépare à l’accueillir.

Même si nous n’arrivons pas toujours à exprimer notre désir intérieur par des paroles, faire silence est déjà l’expression d’une ouverture à Dieu. Pendant cette période de l’Avent, nous nous rappelons que Dieu lui-même est venu, à Bethléem, dans un grand silence.

Le vitrail de l’Annonciation, qui se trouve dans l’église de Taizé, fait voir la Vierge Marie toute recueillie et disponible, elle se tient en silence dans l’attente que se réalise la promesse de l’ange de Dieu.

Comme la longue histoire qui a précédé le Christ a été le prélude à sa venue sur la terre, de même l’Avent permet pour nous chaque année une ouverture progressive à la présence du Christ en nous. Jésus discerne notre attente comme il a discerné un jour celle de Zachée. Et comme à lui, il nous dit : « Il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. » (Luc 19.5)

Laissons naître en nous la joie de Zachée. Alors nos cœurs comme le sien s’ouvriront aux autres. Lui décide de donner la moitié de ses biens aux pauvres. Nous, aujourd’hui, nous savons qu’une grande part de l’humanité a soif d’un minimum de bien-être matériel, de justice, de paix. Pendant le temps de l’Avent, y a-t-il des solidarités que nous pouvons assumer dans notre vie ?

Les textes qui sont lus dans la liturgie pendant l’Avent expriment comme un rêve de paix universelle : « grande paix jusqu’à la fin des lunes » (Ps 72,7), « une paix sans fin » (Is 9,6), une terre où « le loup habite avec l’agneau » et où il n’y a plus de violence (Is 11,1-9).

Ce sont des textes poétiques mais ils réveillent en nous une ardeur. Et nous voyons que « la paix sur la terre » peut germer dans des réconciliations qui s’accomplissent, dans la confiance que les uns retrouvent avec les autres. La confiance est comme un petit grain de moutarde qui va croître et, peu à peu, devenir le grand arbre du règne de Dieu où s’étend une « paix sans fin ». La confiance sur la terre est un humble début de la paix.

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