Dimanche 24 juin – Saint Jean-Baptiste – Messe à la mémoire d’Odile Hornik

Dimanche 24 juin – Saint Jean-Baptiste – Messe à la mémoire d’Odile Hornik

27 Juin, 2018
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Dimanche 24 juin 2018 – Saint jean-baptiste – Messe à la mémoire d’Odile Hornik

Odile,

Que de célébrations préparées ensemble … Chaque fois tu venais pleine d’idées et d’entrain.

Le beau, le vrai, des gestes signifiants, les mots de notre temps, pour dire Dieu aujourd’hui, tu y tenais très fort.

Cette célébration nous l’avons préparée sans toi mais ta présence, mystérieuse, nous accompagnait. D’ici-bas  nous nous adressons à toi et te disons merci pour tout ce que tu nous as transmis.

Textes du dimanche  (cliquer pour voir les textes bibliques de ce dimanche)

 MOT D’ACCUEIL

La mémoire de notre amie Odile Hornik

Le solstice d’été, le feu.

Nous sommes rassemblés pour célébrer tout ceci en cette dernière messe de la communauté Saint Bernard avant la trêve de l’été, en dehors de notre chapelle en travaux, accueillis ici par notre prêtre accompagnateur Pierre Géry et l’association APA. Nous les remercions.

Bienvenue donc à vous tous.  Tous invités à trouver un lien entre ce que nous commémorons ce matin :

Jean Baptiste, le précurseur qui annonce un monde nouveau. Odile, femme lumineuse dont les paroles témoignaient de sa foi exigeante de vérité. Le feu de la Saint Jean, la joie, la lumière.

Que cette eucharistie nous fortifie pour vivre les moments de creux qui nous attendent. Puissions-nous nous retrouver à l’automne dans un esprit constructif cher à Odile pour continuer à faire vivre notre communauté.

 TEXTE DE MÉDITATION

Où donc se cache l’évangile de notre temps ?

           L’évangile est une chasse au trésor dans l’actualité du           quotidien.

        Peut-être pourrions-nous nous débarrasser d’abord d’une idée fixe. Non, l’évangile ne se cache pas forcément dans l’événement religieux. Certes, il est là ; mais pas plus qu’au coin de la rue, dans une salle de spectacle, dans un livre qui nous touche, dans l’événement politique ou dans l’escalier de notre immeuble. Il est partout où est l’homme et donc partout où il se manifeste parce que c’est là que lui se manifeste.

        L’évangile n’apporte pas de réponses, il n’apporte que des interrogations.

        Non, l’évangile n’est pas un livre de référence ; il est le socle d’une cathédrale vivante à construire et pour ce faire nous n’avons que notre vie telle qu’elle est, différente pour chacun, animée, que nous en soyons conscients ou pas, par un Dieu qui n’est plus perceptible qu’en esprit et ne cesse de nous murmurer « veux-tu ? ». 

           L’évangile n’a de vie que la nôtre.

          L’évangile est une flamme dans nos nuits,

          il ne dissipe pas la nuit.

  O.H.

PRIÈRE PENITENTIELLE

-« Le Seigneur m’a appelé » (Is 49, 1)

Depuis notre baptême, nous sommes appelés à témoigner. Pardon, Seigneur, de ne pas en avoir l’audace, de reculer devant l’obstacle.

-« Je me suis fatigué pour rien » (Is 49, 4)

La tentation du découragement nous guette. Pardon, Seigneur d’y trop souvent succomber.

-«J’ai de la valeur aux yeux du Seigneur » (Is 49, 4)

Comment exploitons-nous cette valeur ? Seigneur, pardonne nos insuffisances.

 

HOMELIE

Chers amis,

Je ne vous cacherai pas que la grande figure de Jean Baptiste me fascine…

Au moment de sa naissance, l’entourage s’interrogeait : « que sera donc cet enfant ? »… et voici que l’’Evangile donne la réponse par cette promesse qui vaut pour tout baptisé. :

« la main du Seigneur est avec lui, »

 Il s’appellera « Jean » et non pas Zacharie comme son père. Dans la Bible, le nom exprime la vocation de la personne : Abram devient Abraham, c’est-à-dire « le père d’une multitude ». Jacob voit son nom changé en Israël, c’est-à-dire « fort avec Dieu » ; Simon s’appellera Pierre qui signifie le Roc. Jean signifie en hébreu « Dieu fait grâce ».La naissance de cet enfant annonce que Dieu s’apprête à faire grâce à son peuple. Jean allait inaugurer la grande histoire du salut :

LE MESSIE ALLAIT VENIR.

Oui, chers amis, je suis fasciné par la grande figure de Jean Baptiste parce qu’elle est pour nous aujourd’hui le prototype de tout témoin de l’Evangile. Rien, rien n’aurait été possible sans l’immense humilité de celui que Jésus désignera comme le plus grand de tous les prophètes. Jean dira à propos de Jésus : « il faut qu’Il grandisse et que moi je diminue ». Ces paroles fortes, l’Eglise les a magnifiquement symbolisées en situant la naissance de Jean au temps où le soleil a déjà atteint son point culminant et à partir duquel les jours commencent à décroitre, c’est-à-dire, au solstice d’été. La naissance de Jésus six mois après, sera située au solstice d’hiver, au moment où les jours vont commencer à croitre. « Il faut qu’Il grandisse et que moi je diminue ».

Jean n’était qu’une voix, une voix qui crie dans le désert…. Mais quelle voix ! Une voix forte, puissante, un tempérament de feu… le tempérament des prophètes… un prophète qui ne mâche pas ses mots et qui jusqu’au bout restera fidèle à sa vocation, à sa mission de porte-parole de Dieu.

Jean n’était qu’une voix, mais une voix qu’invitait à écouter la Parole d’un Autre… le Tout Autre. Les foules se pressaient pour l’écouter… fort de ce succès auprès des foules, Jean aurait pu prendre la grosse tête, être tenté de se prendre pour le Messie ou en tout cas de jouer le premier rôle. A la foule en délire qui lui demande qui il est, Jean déclare : «  au milieu de vous il est quelqu’un que vous ne connaissez pas. Moi je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sa sandale » et le lendemain, nous dit l’Evangile de Saint Jean, voyant venir Jésus, il déclare à la foule : « Voici l’Agneau de Dieu… » Jean n’était qu’un doigt, un doigt qui désignait un Autre, le Tout Autre.

Formidable leçon d’humilité, chers amis, non pas de cette forme d’humilité de pacotille, mièvre et sans saveur, infantilisante qui vous donne davantage envie de fui que de croire.

L’humilité selon Jean Baptiste est l’apanage des forts, la manifestation suprême de l’amour.

Jean n’a rien revendiqué pour lui-même. Il a su faire la vérité sur lui-même et en cela il reste et restera le plus grands des prophètes, un témoin formidable de celui qui est, qui était et qui vient.

Chers amis, si vous avez du mal à prier, dites simplement :

Jean Baptiste n’était qu’une voix qui invitait à écouter la parole de l’Autre,

Il n’était qu’un doigt qui désignait un Autre,

Il n’était que l’ami qui se réjouissait de la voix de l’Epoux.

Dans le désert de notre grande ville,

-Seigneur, je voudrais être cette voix,

Je voudrais être ce doigt,

Je voudrais être l’ami qui montre el chemin et qui s’efface alors

pour laisser toute la place.

Alors, oui, chers amis, « la main du Seigneur sera avec vous ».

Pierre Géry

PRIÈRE UNIVERSELLE

R/Voici nos vies, voici le cœur des hommes pour qu’advienne ton jour !

 -Sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »  (Lc 1, 60)

Elisabeth s’oppose, avec une calme assurance, aux coutumes en indiquant le prénom de son fils, Jean, qui signifie « Dieu fait grâce », rapporte Luc.

Seigneur, souviens toi de toutes celles et ceux qui, de par le monde, ont le courage de ne pas suivre le conformisme sociétal ; aide-nous à les rejoindre. Puissions-nous être tous confortés.

R/Voici nos vies, voici le cœur des hommes pour qu’advienne ton jour !

-Jean disait : « Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds » (Ac 13, 25)

Jean ne se laisse pas attribuer des qualités et une place qu’il reconnait ne pas être siens, rapportent les Actes des apôtres.

Seigneur, souviens toi de toutes celles et ceux qui vivent dans la vérité et la sincérité ; aide-nous à les rejoindre. Puissions-nous être tous confortés

R/Voici nos vies, voici le cœur des hommes pour qu’advienne ton jour !

Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis, dit le psalmiste. (Ps 138, 14)

Seigneur, en ce jour de mémoire d’Odile, et aussi de Jean Rogues, de Maurice Bellet, de Raymond Godefroy , membres de notre communauté qui nous ont quittés cette année ; en ce dernier dimanche où nous nous rassemblons avant l’été bien qu’à l’extérieur de la chapelle Saint Bernard, nous te rendons grâce pour la vie que tu nous donnes.

R/Voici nos vies, voici le cœur des hommes pour qu’advienne ton jour !

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